Parler de ma vie...

Nouveau synonyme du mot "arnaque"

Mardi 25 Mai 2004 à 23h46

Pour Théophile Gautier, c'est "un monolithe monstrueux lancé du ciel... Un morceau de planète écornée tombée là pendant une bataille d'astre" Pour Colette, c'est "une horreur sans nom"... Tel est la façon pour le guide du "Routard" de décrire "Gibraltar"... Après la lecture des quelques pages de ce guide consacré à l'endroit, j'ai eu beau chercher, je n'ai pas trouvé une seule ligne, pas un seul mot qui en disait du bien... Alors pour quelle raison est ce que depuis quatre ans que je viens en vacances dans le sud de l'Andalousie, je veux y aller ? Très franchement, je n'en sais rien... Peut être pour le symbole. Pour pouvoir dire que je suis allé dans l'endroit le plus au sud d'Europe. Maintenant, en effet, j'y suis allé. Mais c'est pas le meilleur souvenir de ma courte vie...

Mais très curieusement, je n'ai aucun reproche à faire à Gibraltar. Comme j'étais prévenu, je ne m'attendais pas à monts et merveilles. Juste une petite partie de la Grande-Bretagne perdue dans l'immensité de l'Andalousie. Franchement, le peu de temps que j'ai passé là-bas m'a bien convenu. J'étais avec mon père, on s'est baladé dans la rue principale, on a mangé des "fish & chips" avec du sel et du vinaigre et fait deux ou trois photos... Non, vraiment, de côté là, pas de reproches.

Où je suis furieux, c'est que pour éviter trop de route à mon père, on avait décidé de faire le trajet en car. Bien plus simple, pas de soucis de parking, de passage de frontière laborieux (les Anglais et les Espagnols se font depuis des décennies la guerre et cette frontière est la seul en Europe qui soit toujours fermée et donc tout le monde est contrôlé deux fois à l'aller comme au retour) pas de soucis pour trouver son chemin... A première vue, tout était prévu pour que tout se passe bien. C'était sans compter sur l'agence de voyage qui nous avait vendu les billets. En effet, départ à 6h15, pendant plus d'une heure, on a tourné dans la région pour remplir le car. Une fois le car complet, on s'est dirigé à la vitesse d'un escargot vers Gibraltar. Arrivé sur place, une petite demi-heure de perdue à la frontière. Passage assez folklorique et inutile devant les douaniers espagnols et britanniques. C'est finalement vers 11h30 qu'on a réussi à poser le pied par sur le sol anglais. Tout ça pour entendre dire par la guide qui nous accompagnait que le départ pour le retour était fixé à 14h45 ! Juste un peu plus de trois pour visiter alors que quand on a acheté le billet une semaine auparavant, on nous en avait promis le double... Résultat des courses, on a eu le temps de rien faire. Pas de possibilité de monter en haut du rocher et de contempler les côtes africaines. Pas de temps non plus pour contempler les si célèbres singes. Oublions également la possibilité de visiter le musée de Gibraltar. On est vraiment resté sur notre faim. Par contre, sur le retour, ils ont tout de même réussi à nos déposer dans un centre commercial de Marbella où je suis certain que chauffeur du car et son guide devaient toucher comme commission un pourcentage sur nos achats effectués là-bas. Franchement, l'excursion qu'on avait pris, c'était pour visiter Gibraltar... Alors plutôt que de perdre une heure à Marbella, on serait bien resté une heure de plus chez les Britanniques. J'ai retenu le nom de cet "organisateur" de voyage. Si un jour, je devais par hasard les re-croiser sur ma route... Il y peu de chance pour que je poursuive l'expérience. Comme on dit, "chat échaudé craint l'eau froide..."

Allez, à bientôt.

Hugues.