Comment faire quand on commet un impair et qu'il faut sortir les rames ? Difficile de revenir sur ses pas quand on lâche le mot de trop. Ce mot qu'on regrette aussitôt de l'avoir prononcé alors qu'il semble toujours sur le bout des lèvres.
Quand ça arrive avec quelqu'un qu'on connaît, disons que ça n'est pas facile mais c'est tout de même moins compliqué que quand la personne en face est un inconnu. 
C'est ce qui m'est arrivé aujourd'hui dans mon hypermarché. Alors que j'étais en train de remplir mes sacs, la caissière m'a demandé si j'avais une carte de fidélité du magasin. Je n'y pense jamais parce que comme les articles que je choisis sont en général les moins chers, ils ne me font jamais gagner de points. Je lui donne donc mes clefs sur laquelle la carte est attachée et à ma grande surprise, elle m'annonce que j'ai 80 centimes dessus. Elle m'annonce que je peux choisir de les utiliser ou de les garder pour m'acheter un gros cadeau en fin d'année. Je lui explique que comme de toute façon, je n'ai jamais de points, je vais les utiliser aujourd'hui…
Et là maintenant, la phrase qu'elle aurait dû garder pour elle est sortie.
C'est normal que vous n'ayez pas de points, vous ne prenez que des articles premiers prix. Si vous preniez des articles de marques, vous accumuleriez des €
Puis elle s'est rendu compte de sa bourde. Pendant que je payais avec ma carte bleue, elle a commencé m'expliquer mille est une choses différentes... Que de toute façon, j'avais raison, que les produits étaient les mêmes. Qu'elle avait vu une émission qui l'expliquait ! Et patati, et patata...
Sortez les rames… 
Finalement, je l'ai trouvé très drôle. Un petit détail dans une fin de journée mais cette caissière et son sourire m'ont bien fait plaisir. Dommage qu'il n'y en ait pas plus comme elle…
Je vais passer plus souvent à sa caisse… 
Allez, à bientôt.
Hugues.