Encore une journée de terminée. Une journée banale de boulot. Une journée à remplir des fichiers et à me demander s'il y a vraiment une raison à tout ça.
Il y a quelques mois, un ami m'avait conseillé de lire le livre de Corinne Maier « Bonjour paresse » Un constat des grosses entreprises en général. De leur façon de travailler. L'auteur était une salariée de l'EDF mais curieusement, tous les employés des grandes sociétés pouvaient se reconnaître dans le portrait qu'elle dressait de sa boite. La ressemblance étant tellement frappante. Et maintenant, il ne se passe plus une seule semaine sans que je ne pense à ce bouquin.
Je ne dis pas que je m'ennuie où je suis ni si ce que je fais m'agace. Si c'était le cas, il y aurait longtemps que je serais parti. Mais l'exemple du fichier de la semaine dernière ne fait que renforcer l'idée que je me fais des patrons de boite qui ne leur appartiennent pas. Seul le beau parleur peut s'en sortir. Nous ne sommes que des fourmis au service de nos chefs… On gratte des journées entières à faire des fichiers, des tableaux, on y insère des couleurs dans l'unique but de permettre à nos chers responsables de briller en réunion face à leurs collègues qui font la même choses avec leurs subalternes.
Je faisais une constatation cette après-midi avec un de mes collègues. On sera un jour à l'age de la retraite sans même s'en être rendu compte. A force de toujours se dire « vivement le week-end, les vacances, la Saint Gildas… » les semaines défilent et on ne le voit pas… C'est déjà le mois de mars et j'ai l'impression que Noël était hier. Il y a à peine une semaine, je posais déjà mes vacances pour le mois de septembre. Ca paraît encore être loin mais finalement, c'est seulement dans 6 mois. On y sera vite.
La vitesse de cette vie me fait peur. Parfois, je me demande si je ne passe pas à côté de la mienne. A mon age, mon père était marié et avait déjà trois enfants. Je me demande si ça m'arrivera un jour. A vrai dire, je ne sais même pas si j'en ai envie.
Pour le moment, je profite toujours de ma liberté. Mais il faudra quand même bien qu'un jour, je me décide à me caser… 
Allez, à bientôt.
Hugues.